Au commencement, l’OSUI

L’école Charcot, née officiellement en 1962, porte le nom de l’illustre explorateur car ce dernier, en partance pour l’Antarctique, a fait relâche avec le « Pourquoi-Pas », dans le port d’El Jadida.

L’école a appartenu jusqu’en juin 1997 à l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger et comptait alors 70 élèves de maternelle et de primaire. Le faible effectif et le nombre réduit de français ont conduit l’AEFE à la fermeture de l’école.

Devant l’émoi des parents et leur volonté de voir continuer un enseignement français à El Jadida, l’Ambassade de France a demandé à la Mission Laïque Française, par le biais de l’OSUI, d’assurer la tutelle d’une nouvelle école « autofinancée ».

A la rentrée de septembre 1998, avec la création d’un collège-lycée, près de 250 élèves entraient au groupe scolaire Jean Charcot. En Septembre 2000, ils étaient 340 et en septembre 2015, 617.

 

Jean-Baptiste CHARCOT  1867-1936 

Né à Neuilly-sur-Seine, Jean-Baptiste Charcot est le fils du célèbre médecin universellement connu pour ses leçons à la Salpétrière. Pour faire plaisir à son père, il entreprend des études de médecine et devient, lui aussi, médecin. Ce n’est pourtant pas dans cette voie que se dessinera son avenir. Bien que n’ayant aucun ancêtre marin, il ne songe qu’aux bateaux et en dessine, à l’école, sur tous ses cahiers.

Cette vocation achève de s’affirmer lorsque, vers l’âge de 25 ans, il achète son premier bateau. Il décide alors de s’orienter vers l’exploration et l’océanographie. Deux expéditions à bord du « Français » (1905) puis du « Pourquoi-pas ? » (1908 -1910), l’amènent dans les régions antarctiques. Après avoir servi dans l’administration britannique durant la Première Guerre mondiale, il reprend ses recherches dans l’Atlantique Nord. Il y effectue, de 1920 à 1936, un grand nombre de croisières scientifiques qui le mèneront aussi bien vers les îles Hébrides que vers les côtes orientales de Groenland.

Le 16 septembre 1936 au matin, après 12 heures de tempête, le « Pourquoi-Pas ? » se brise sur les récifs de l’intérieur du Faxafjord. Jean-Baptiste Charcot et tous ses compagnons, à l’exception d’un seul, y laissent leur vie. L’activité de Charcot ne s’est pas limitée à la conduite d’un navire : il a fait paraître le récit de ses explorations, notamment « Le Français au pôle Sud » (1906) et « Le Pourquoi-Pas ? dans l’Antarctique » (1911).

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